La vie que j’ai choisie

Marie-Eve Lévesque

Marie-Eve Lévesque

Marie-Eve Lévesque a 34 ans. Maman d'un fils de 3 ans elle se marie cet été avec le père de son fils qui partage sa vie depuis 6 ans. Elle est issue d'une famille monoparentale et enfant unique. Elle a fait son secondaire à l'école privée où elle a subi de l'intimidation. Elle a toujours voulu avoir une vie normale, mais elle sais qu'elle est "particulière". Elle reçoit l'aide nécessaire et depuis quatre ans, elle croit en Dieu.
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J’ai trente-quatre ans et je crois que ma vie est bien malgré la maladie.

J’ai eu mon diagnostic de santé mentale à trente ans, mais mes difficultés ont commencé à vingt-six ans par la prise d’un antidépresseur. La maladie a été déclenchée par la prise de cet antidépresseur. Je garde le diagnostic précisément pour moi-même.  Je ne suis pas fière de ça, mais je vis avec cela. Je commence à respecter davantage mes limites. Chaque jour est un défi que je gravis avec succès et efforts. 

L’anticipation et la gestion du stress sont plus difficiles depuis l’apparition de la maladie. Je fais des efforts pour aider et travailler en équipe avec mon conjoint. Je m’occupe de notre fils le matin avant d’aller le porter à la garderie. La relation avec mon conjoint et moi dure depuis six ans. Nous nous marions cet été dans un vignoble. J’ai un très bon réseau d’amis(es). Je les appelle souvent, car certains n’habitent pas dans ma région.

À toi, mon enfant de trois ans qui me voit étendue sur le divan. Je ne peux pas lui dire que j’ai une maladie mentale, mais je peux lui dire que maman manque de motivation aujourd’hui. Il ne comprendrait pas de toute façon, il est trop jeune. Depuis la naissance de mon fils, maman est stable.

Aujourd’hui, j’ai réussi à donner un bain à mon fils et ça fait plusieurs années que je ne l’ai pas fait. Ma vie est routinière, car cela me rassure. Depuis un an et demi, j’ai su que mon fils est atteint d’une dystrophie musculaire de Duchenne. Je trouve cela triste pour lui, mais nous nous sommes fait bâtir une maison adaptée. On trouve toujours des solutions aux situations. 

J’aide les personnes à retourner sur le marché du travail. Je me sens utile et je suis satisfaite par chaque réussite.

J’ai eu deux phases maniaques, deux psychoses et une période plus creuse depuis le début de ma maladie. Les phases maniaques ont duré chacune une semaine environ. Les pensées roulent vite et la perception des choses et des situations sont erronées. J’ai des difficultés à me concentrer et je ne suis pas productive au travail. Tous les jours, je vérifie les ronds du four, si les portes sont barrées en partant et si la lumière de l’automobile est fermée. Les choses sont vérifiées une à deux fois. Je reste fonctionnelle. 

Pour prendre soin de moi, j’ai découvert l’entraînement depuis deux ans par le biais d’une conférence à mon travail. Je m’entraîne une fois par semaine ou aux deux semaines. Ma concentration augmente et l’anxiété baisse. J’ai commencé par un entraînement de groupe la première année et en entraînement personnel à domicile la deuxième année.

À dix-huit ans, un de mes parents est décédé du cancer et j’ai décidé de continuer le CEGEP en sciences humaines et ensuite compléter un baccalauréat à l’UQAM à temps partiel. J’ai aussi fait deux formations anglaises de cinq semaines dans diverses provinces canadiennes.

Dernièrement, j’ai fait un cours au DESS en santé mentale. J’ai appris l’approche systémique, c’est-à-dire mettre à profit notre expérience de vie pour l’intervention auprès des gens.

Je suis en emploi pour le même organisme depuis huit ans. Mon employeur est compréhensif de ma situation et il est toujours là pour m’épauler. Je compartimente mes tâches à faire par étape. J’aide les personnes à retourner sur le marché du travail. Je me sens utile et je suis satisfaite par chaque réussite.  J’ai une certaine reconnaissance aussi. 

Ma croyance en Jésus m’aide beaucoup à demeurer positive. Les gens chrétiens sont accueillants, généreux et ambitieux.

La prière est exaucée. 

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Marie-Eve Lévesque a 34 ans. Maman d'un fils de 3 ans elle se marie cet été avec le père de son fils qui partage sa vie depuis 6 ans. Elle est issue d'une famille monoparentale et enfant unique. Elle a fait son secondaire à l'école privée où elle a subi de l'intimidation. Elle a toujours voulu avoir une vie normale, mais elle sais qu'elle est "particulière". Elle reçoit l'aide nécessaire et depuis quatre ans, elle croit en Dieu.

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