L’anxiété, cette bête mesquine

Quand on souffre d’un trouble de santé mentale, le mot souffrance prend un sens incertain, sinueux et parfois banal pour les autres.

Je souffre d’un trouble anxieux généralisé et je peux vous dire que je souffre réellement.

Ce que je vis constamment, c’est un énorme besoin de reconnaissance de la part des autres. Un besoin de me sentir utile et compétente dans ce que je fais.

Je réussis à l’atteindre cette reconnaissance si convoitée. Cependant, ça ne me comble pas. Comme si on déposait du sable dans un sceau percé. Je suis un puits sans fond.

À chaque jour je recommence. Je me donne à 150% afin de recevoir des louanges sur mon haut niveau de compétence et mon savoir-être irréprochable.

Et au fond, je n’arrive pas à accepter ces louanges, parce que je n’y crois pas. Il est là le réel problème. Il part de moi.

Je ne crois pas en mes capacités et en mes compétences. Je ne crois pas en moi et ça m’angoisse.

L’anxiété m’attrape au vol et me cloue par terre. Dans un élan de confiance, l’anxiété me rattrape et me fait sentir minuscule, moins que rien, incompétente.

Si vous saviez à quel point je patine mentalement pour maintenir un semblant d’équilibre. Pour me montrer la face quand j’ai l’impression de ne rien valoir.

L’anxiété, c’est cette boule dans ma gorge qui m’empêche de m’exprimer comme je le voudrais.

Elle me donne l’impression d’être branchée sur du 120 volts. Je suis prête à toutes éventualités et pas si prête que ça en même temps.

L’anxiété, c’est la petite voix qui répète en boucle tous les discours négatifs que je me suis construite sur moi même.

L’anxiété, c’est cette bête mesquine qui déforme mes idées, mes pensées et mes croyances.

L’anxiété, c’est celle qui m’est fidèle, toujours au poste, prête à surgir et à mettre mon corps K-O.

L’anxiété, c’est celle que je fuie dans le sommeil, la consommation exagérée de nourriture et la procrastination.

Mon anxiété me suit comme la peste, parce que drôlement, j’ai plus confiance en elle qu’en moi-même.

Mon anxiété je la crois quand elle me répète des pensées erronées.

Mon anxiété je l’accueille et la laisse m’envahir.

Mon anxiété je lui laisse trop de place et inconsciemment, parfois je la fais venir.

Parce que bien souvent, blâmer l’anxiété est plus facile que de s’affirmer.

Cet anxiété a le dos bien large et plus souvent qu’autrement, avec elle, je n’en même pas large.

3 comments

  1. Wow tu ne le l,esse tellement pas paraître cette débite noir tu est plus forte que tu le voie et je suis fière de toi ma grande je ne voudrais pas que tu change quoi que ce soit xxxxx

  2. Souvent un symptôme d’une maladie, je conseillerais de re consulter et d’évaluer la possibilité d’une bipolarité

  3. Je suis de tout coeur avec toi. J’ai passé par la et avec médication et thérapie, je suis arrivé à un équilibre. Malheureusement, j’ai du encore retravailler sur moi suite à un grand malheur dans ma vie ce qui m’a fait chuter encore dans l’angoisse et l’anxiété. Après 4 ans de combat je comprends ma fragilité ma vulrabilite,et hé travaille avec ma psychologue pour les apprivoiser car l’équilibre d’avant n’est plus accessible. J’ai compris par contre que cette fragilité elle m’apporte bc d’amour de moi à moi car je l’accepte je me permet de respecter mais hauts et mes bas les autres doivent s’attacher à moi comme je suis . Je crois que ma vie devient exceptionnelle pas de façon positive mais de richesses en moi qui ne m’était pas disponibles avant. Qd on a une maladie mentale il faut la respecter la comprendre et la faire comprendre au risque de perdre des amis. Il nous reste bc à faire donc donnons la mais pour contrer les tabous de la maladie mentale.

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