Mes épisodes de terreur

Charlotte Boucher Beaulieu
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Charlotte Boucher Beaulieu

Collaboratrice chez Entre les Deux Oreilles
Charlotte a 23 ans et vit avec un trouble panique depuis sa petite enfance. Elle souhaite partager le plus possible ses trucs et conseils afin de donner un peu d'espoir. Elle se consacre aussi à sa véritable passion pour les animaux en étudiant en Technique de santé animale.
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Je souffre d’un trouble panique et je vis ce que j’appelle : mes épisodes de terreur.

C’est un terme que je donne à ces moments où j’angoisse à outrance sur des choses complètement hors de mon contrôle.

Il y a bien sûr des éléments déclencheurs. L’approche d’un examen à l’école par exemple, ou face à une grosse émotion comme lors des funérailles de mon grand-père au printemps dernier. Parfois, les épisodes arrivent sans avertissement.

Ces gros moments de stress demandent plus d’énergie et je deviens plus fragile. J’angoisse plus facilement et les crises se font plus fréquentes. Un véritable cercle vicieux.

Habituellement, les épisodes commencent lentement, sournoisement. Mais tout d’un coup cela empire extrêmement rapidement.

C’est comme si le petit hamster dans ma tête ne fait pas que simplement tourner dans sa roue, mais qu’il essaie de faire des “backflips”, mais se plante lamentablement.

Je deviens du même coup obsédée par le futur et par ce qu’il me réserve. Je me mets à avoir peur de la prochaine fois que je vais vomir. Si je vais m’évanouir. Comment mes parents vont mourir. Comment moi vais-je mourir.

Je réalise que j’ai si peu de contrôle sur ma vie et sur les autres autour de moi que je me crée moi-même une attaque de panique.

Alors, je me fais des plans comme aller vivre très loin dans les bois pour éviter la société et toutes ses exigences.

Dans les pires moments, je pense à cette chose horrible qu’est le suicide. Avec ça, j’aurais au moins le contrôle absolu sur l’ultime moment de ma vie : la fin.

Mon premier épisode de terreur est arrivé durant mon adolescence.

J’avais vécu dans de grandes maisons toute ma vie et de me retrouver dans un appartement au milieu de l’île de Montréal m’a étouffé. Je me sentais prise au piège parmi les gens.

C’est aussi à ce moment que mes envies suicidaires étaient les plus fortes.

L’inquiétude constante me déprimait et je ne voyais pas comment cela pouvait s’améliorer.

J’avais un profond mal de vivre qui m’a entraîné dans une dépression. J’avais besoin d’une bouffée d’air frais parce que j’étais en train de me noyer.

Ces gros moments de stress demandent plus d’énergie et je deviens plus fragile. J’angoisse plus facilement et les crises se font plus fréquentes. Un véritable cercle vicieux.

Il n’y a pas beaucoup de façons de se sortir d’un tel épisode. Pour ma part, j’attends tout simplement que ça passe.

Pendant ces moments de terreur, je perd toutes mes notions de raison et rien ne peut me calmer vraiment. Il n’y a pas de date limite à la terreur. Elle part aussi vite qu’elle arrive.

Aujourd’hui, je suis capable de rester fonctionnelle malgré mon inquiétude obsessionnelle. Je tente de m’occuper l’esprit le plus possible.

À l’école c’est plus facile. Je me concentre totalement sur le moment présent. Sur ce que la personne devant moi dit ou sur ce que je suis entrain de faire.

Avec un futur métier comme le mien, je vais avoir des vies animales en jeu et je ne pourrai pas partir dans ma bulle trop souvent. C’est une bonne pratique.

Que faire de ces moments où mon esprit est libre? Je parle de ces moments avant de dormir ou sous la douche.

Je dois utiliser mon cerveau à autre chose parce que trop réfléchir est parfois mauvais pour un anxieux.

Il faut aussi être indulgent avec soi-même et patient.

Quand une idée sombre fait son apparition, j’écris les belles choses de la vie ou les beaux moments de la journée.

L’important c’est de se concentrer sur le positif. Car si on cherche un peu il y en a tellement!

Et si un jour vous n’en trouvez plus, n’attendez pas et demandez de l’aide.

Tant et aussi longtemps qu’il y a quelque chose qui vous anime, accrochez vous-y le plus fort possible. C’est votre bouée dans cet énorme océan.

Vous l’aurez deviné, moi c’est les animaux. J’aime croire qu’ils ont besoin de moi et qu’un jour je ferai la différence pour l’un d’entres eux.

Je ne peux pas terminer mon billet sans dire la fameuse phrase : le suicide est une solution permanente à un problème temporaire.

Je n’aime pas promettre des choses, mais j’aimerais vous dire que tout fini toujours par s’arranger.

N’hésitez pas à parler si vous en sentez le besoin.

Et si quelqu’un dans votre entourage vous inquiète, le plus beau cadeau que vous pourrez lui faire c’est de le prendre par la main et l’amener vers les bonnes ressources.

Je remercie mes parents de l’avoir fait. Je ne sais pas où je serais sans eux.

2 comments

  1. Va voir le site de Nathalie Jean, ”La guérison sommeille en vous”. Nathalie a vécu toutes ces peurs et a fait plusieurs études pour s’en sortir, maintenant elle partage et aide les gens, elle est vraiment merveilleuse. Elle a également écrit 2 livres. Je peux t’assurer que si on fait ce qu’elle nous enseigne, on s’en sort très bien. Bonne chance à toi xxx

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Charlotte a 23 ans et vit avec un trouble panique depuis sa petite enfance. Elle souhaite partager le plus possible ses trucs et conseils afin de donner un peu d'espoir. Elle se consacre aussi à sa véritable passion pour les animaux en étudiant en Technique de santé animale.

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