Un printemps. Un été.

Anonyme

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Un printemps. Un été.

Je suis tombée.

Sans le savoir, sans le vouloir.

Un soir de printemps, je m’en vais rencontrer un ami. Une personne que j’avais rencontré au hasard et que la vie a ramenée sur mon chemin quelques mois plus tard.

Un soir de printemps où j’ai raconté ma vie. J’en avais trop sur le coeur. J’en avais trop dans l’âme. Une âme un peu trop perdue qui tarde tant a guérir.

Un soir de printemps où on s’est donné un premier baiser, puis un autre et un autre.

Ca y est, quelque chose se passe en moi et me trouble au plus haut point. Mais non je ne peux pas, je ne veux pas.

Un printemps à me questionner, mais à me laisser aller à parler. À aimer à travers tous les baisers.

Puis un été à rire, à se comprendre. Étonnement.

Quand tu as déjà été aimée, mais peut être pas de la bonne manière, rencontrer une personne qui prend soin de toi, te comprends et fait que ta vie prend une nouvelle tournure, c’est déstabilisant, mais rassurant.

Encore une fois mes paradoxes, mes contraires, ma conscience du bien et du mal se font une guerre sans merci.

Un été à être étourdie par ce que je ressens qui me fait du bien et si peur en même temps. Tout se bouscule et me bouleverse.

J’aime tout. Son rire, ses petites manies et même son bordel. Que ce soit dans sa tête ou même chez lui.

Nous rions, avons de petites habitudes. Mais, non non non, je ne veux pas. Trop tard les effluves d’un étourdissement.

Mais je l’aime! Je l’aime? OUI, je l’aime peut-être? J’ai déjà aimé. Je ne sais plus, car tout a l’intérieur de moi tremble, mais de bonheur.

Suis-je heureuse? OUI. Heureuse moi? OUI. Je l’aime, je le trouve beau et gentil. Il accepte ce que je suis, sans artifices.

Un printemps, un été à me dire : “mais non, ça ne peut pas être ça, ça va trop vite, je ne veux pas.”

Mais mon foutu coeur a choisi à ma place. Je ne me reconnais plus dans ce bonheur! Il est parfait dans son imperfection.

Et puis, un matin où mon corps physiquement ne va pas bien. Un accident, une “badluck”. Malgré toutes les précautions du monde; je suis enceinte.

Combat intérieur, à savoir : je lui dis? Je fais quoi? Ça va gâcher quelque chose?

Je l’appelle. Il répond : “Allo, chérie ça va?” Et moi de répondre. “Je suis enceinte.”

BOOM! C’est lancée.

Encore une fois, il est là, compréhensif, à l’écoute.

Une fin d’été à travailler, à être confuse avec tout ce qui se passe. Mélange d’émotions. Tout se passe vite, une tempête. Je sens que je perds pied. J’ai peur.

Une fin d’été, le bébé n’est plus là.

Mon coeur est en ruine et la personne que je trouvais à mes yeux la plus extraordinaire a peur, prends fuite.

De mon côté, la tempête grandit. La peine, les hormones, tout est là pour me virer à l’envers.

J’ai mal. Je pleure, Je crie ma souffrance. Je lui écris, mais trop tard, j’ai franchi les limites de sa tolérance.

Ma peine qui me contrôle, le harcèle, lui crie de ne pas m’abandonner. “SVP ne me rejète pas. SVP!”

Encore une fois, cette peur où l’abandon fait suite a une rechute monumentale. Je ne comprends plus rien. Tout fonctionnait si bien.

Je m’en veux. J’en veux à ma peine de l’avoir fait fuir. De lui avoir fait du mal. Je m’en veux. Je m’en veux à mort.

Une fin d’été dans la souffrance la plus totale, dans le mal de vivre le plus profond. Si douloureux.

Je suis tombée.

Deux deuils. Un amour. Un bébé.

Un bébé que je portais en moi. Un bébé d’un homme que je trouvais parfait dans son imperfection.

Je réalise que tout ça m’a traumatisé plus que je le pensais. La perte, l’abandon. Un bébé dans le ciel parmi les étoiles à qui je parle tous les jours et un coeur qui est tombé en enfer.

Un printemps, un été où je croyais tout possible. Enfin! Tant de choses vécues qui m’ont paru des années.

La fin de l’été, tout en regardant le soleil se coucher, des larmes d’une douleur qui ne se décrit plus coulent à flot sur mes joues. Je pense a lui. Il me manque.

Je ne croyais pas qu’une personne pouvait autant changer une vie.

Par ses mots, sa présence, je me sentais bien. Je n’avais plus peur. Je me disais: “mais non ça ne se peut pas. Pas moi”.

Mais mon coeur avec qui je suis en froid aujourd’hui m’a joué le tour de tomber en amour. L’expression prend tout son sens.

Une fin d’été à pleurer.

Un printemps et un été qui étaient parfaits dans ses imperfections.

Il y a de ces choses qu’on ne se pardonne jamais …. jamais.

2 comments

  1. Tu as connu le bonheur, l’amour. Tu as vécu. Le pardon n’a rien à voir là-dedans.
    Continue ton chemin. Il est beau malgré ses blessures.

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