Prévention du suicide : « Faut vraiment être un lâche pour se suicider »

prevention-du-suicide
Suivez-moi

En cette Semaine Nationale de la Prévention du suicide, j’ai voulu raconter mon histoire. Car parler du suicide sauve des vies. Ne l’oublions jamais.

Martin Binette, Fondateur Entre Les Deux Oreilles

« Faut vraiment être un lâche pour se suicider » …

Ces paroles je les ai proférées il y a de cela plusieurs années.

Bien avant ma première crise de panique à l’âge de 19 ans.

Bien avant ma première dépression en 1995.

Et bien avant ma propre tentative de suicide en 2004.

Prevention-du-suicide-Martin-Binette

Du haut de mon arrogance de jeune adulte prétentieux, mon opinion sur le suicide était, à cette époque, clairement défini.

En somme, ma conception du suicide en 1994 se résumait ainsi : un acte purement égoïste et empreint d’une grande lâcheté.

Une opinion malheureusement teintée de préjugés, engendrée par l’ignorance et embrasée par la colère.

Frapper à la porte du suicide

Il a pourtant fallu que je frappe à la porte du suicide pour changer ma perception et finalement comprendre que ce n’est ni un acte de lâcheté ou même de courage.

C’est vivre sous le joug de la souffrance et vouloir s’en libérer a tout prix.

C’est s’enfoncer dans un puits sans fonds et préférer le confort de la noirceur à l’éclat de la lumière. 

Et c’est être envahi de pensées toxiques et négatives et en perdre la raison.

En vérité, mon souhait le plus cher à l’époque n’était pas de mourir, mais simplement d’arrêter de souffrir. 

En cette semaine de sensibilisation à la prévention du suicide, je tenais à raconter mon histoire. 

Prévention du suicide. Vous avez besoin d’aide ? Consultez notre page Ressources en santé mentale

Pour la simple et bonne raison que parler du suicide sauve des vies.

C’est d’ailleurs le thème de cette semaine de sensibilisation.

En cette période difficile pour plusieurs, il est d’autant plus important d’en parler et de rester vigilant aux signes de détresse. 

Les nôtres et ceux d’autrui.


Besoin d’aide? Si vous ou un de vos proches êtes en détresse, vous pouvez communiquer avec un intervenant par téléphone au 1 866 APPELLE (277-3553)

3 comments

  1. MERCI BEAUCOUP ÇA PREND BEAUCOUP DE TEMPS ET PLUSIEURS DE MINUTE DE RUMINAGE POUR S EN SORTIR

    ME DONNEZ-VOUS LA PERMISSION DE TRANSMETTRE VOTRE MESSAGE AVEC UN LIEN ENTRE DEUX OREILLES

    OLIVE RÉSEAU ADO DU QUÉBEC

  2. Et oui, parler du suicide sauve des vies. Pour être passé pas là moi aussi, c’est vrai de dire que ça sauve des vies. Suite à une conférence que je donnais en compagnie de mon épouse, un homme vient me voir pour me confier qu’après le suicide de sa femme survenu quelques mois auparavant, lui aussi envisageait cette option pour en finir avec la souffrance laissée par cette perte mais qu’après m’avoir entendu, il entrevoyait des jours meilleurs et qu’il irait consulter, parce que c’est la première chose à faire pour s’en sortir, donc oui c’est vrai que de parler du suicide sauve des vies

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Martin Binette

Martin Binette vit avec la maladie mentale depuis la jeune vingtaine. Grâce aux bons soins de son médecin-psychiatre et du support de sa famille, il a la chance de vivre aujourd’hui, une vie saine et équilibrée tant au niveau personnel, social que professionnel. Il est l'un des Visages de la campagne 2017-2018 de sensibilisation de l'Alliance Canadienne pour la maladie mentale et la santé mentale.

Style Selector

Colors

Layout Style

Patterns for Boxed Version

Images for Boxed Version